La nuit des morts-vivants ( Night of the Living Dead)

Ecrit par stream sur . Publié dans Films, Films/Séries

la-nuit-des-morts-vivants-night-of-the-living-dead_watch

Synopsis :Les morts prennent vie et mangent les vivants dans ce film à petit budget. Plusieurs personnes se barricadent à l’intérieur d’une maison rurale pour tenter de survivre à la nuit. À l’extérieur se trouvent des hordes de zombies implacables qui ne peuvent être tués que par un coup à la tête.

Note : 7.9/10
Réalisé par : George A. Romero
Scénario : George A. Romero, John A. Russo
Genre : Epouvante-horreur
Acteur(s) : Duane Jones, Judith O’Dea, Karl Hardman
Durée : 115 minutes environ
Nationalité : Etats-Unis Titre original : Night of the Living Dead
Date de première diffusion : 1968


Liens de téléchargement et Streaming

Streaming : Youtube (VOSTFR+VO)  OU Youtube (French)

Téléchargement : Archive.org(VO) OU Torrent(VO)

 

Critiques spectateurs :

Note 5/5 : A présent que je vous ai parlé des second, cinquième et quatrième épisodes de la saga des morts-vivants de George Romero, je vais me pencher avec plus de détails sur ce film à l’origine d’un mythe qui fait aujourd’hui encore frissonner des millions de spectateurs dans les salles du monde entier. Vous l’aurez compris, je vais vous faire la critique de « La Nuit des morts-vivants », mythique long-métrage qui resta gravé dans les annales dès le jour de sa sortie, et qui n’en finit plus de nous faire peur et de nous dégouter, car oui, la scène où l’on voit sans aucune censure les zombies se régaler de la chair des humains est réellement répugnante,il faut bien le dire, et contient encore toute son intensité, et ce même plus de 45 ans après sa sortie. Et même si elle est tournée en noir et blanc, on imagine facilement la chose en couleur, augmentant encore plus l’horreur dans notre imagination.

« La Nuit des morts-vivants » est donc bel et bien un chef d’oeuvre, il n’y pas de doute là dessus, et je me demande encore aujourd’hui si l’on a fait mieux dans le genre, tant celui ci est unique et novateur. Au tout début, alors que le film ne faisait que commencer, on pouvait remarquer un élément important : il faisait très film amateur! Mais lorsque le tout prend des racines profondes et bien ancrées, il devient tellement bien filmé que cela tranchera énormément avec ce que l’on a pu voir au début, à un point tel qu’on pourrait venir à se demander si c’est le même homme qui l’a réalisé. Le métrage est d’ailleurs accompagné d’une musique oppressante, terrifiante et étouffante qui en fait une oeuvre aussi atypique qu’horrifique. Là où « La Nuit des morts-vivants », c’est principalement par son côté gore, comme je l’ai déja laissé entendre. En effet, il est vraiment très violent pour l’époque, et pour vous situer la chose, « La colline à des yeux », sortit en 1977, avait créé un scandale et, personnellement, je le trouve bien moins atroce que ce « Night of the living-dead ». Autre fait qu’on pourrait relever, le héros est un afro-américain! Oui, début des années 70, et George A. Romero, alors jeune visionnaire, engageait un noir pour jouer son personnage le plus charismatique et le plus important, rappelant sans mal le message de la série « Star Trek ». Les acteurs sont d’ailleurs tous excellents, bien qu’il soient peu, le tout étant comblé par des personnages attachants à la personnalité très bien approfondie. On s’inquiète réellement pour eux, rendant le huis clos encore plus saisissant et terrifiant qu’il ne l’est. Sans déconner, « La Nuit des morts-vivants », c’est bel et bien le renouveau des films d’épouvante et d’horreur de l’époque! Vous aviez déja vu pareille oeuvre avant celle ci, vous? Pas moi, en tout cas! Vous l’aurez compris, ce long-métrage est un chef-d’oeuvre intemporel. Pourquoi? Parce que sa bande-son est toujours aussi bonne, son suspens toujours aussi intense et ses scènes d’épouvante toujours aussi efficaces et éprouvantes qui fonctionnent encore!

Et si je devais lui trouver un unique défaut, je pense que ce serait sa longueur! Il est vraiment beaucoup trop rapide! Alors oui, je sais très bien que moyens obligent, mais quand même, nous pondre un si grand film en 1h36, c’est un peu court, il faut l’avouer. Peut-être que c’est sa rapidité qui en fait son intensité, mais je l’aurai beaucoup plus aimé avec ne serait-ce que dix minutes en plus. Outre une idée de base réellement novatrice et inédite, on ne va pas se le cacher, « Night of the living-dead » possède un scénario aussi parfait que le film possède une excellente mise en scène. Alors oui, surement qu’il n’est pas le premier huis-clos, mais il est le seul que j’ai vu, pour l’instant et à cette époque, qui nous fournit autant de scènes cultes que de séquences mémorables. Cette idée est très bien exploitée, le film ne possédant pas la moindre longueur, détail que je n’aurai surement pas relevé s’il avait duré un peu plus longtemps, donc je retire en partie ce que j’ai déja dit. Certes, comme tous films, il a vieillit, sauf que lui, il a prit des rides dans le bon sens, gagnant toujours plus de charme et d’impact à mesure que les années passent. D’ailleurs, j’ai complètement oublié de le dire plus haut, mais l’héroïne m’agace au plus haut point! Elle est d’une inutilité et d’une bêtise réellement lassantes! Objectif réussi donc, celui de nous rendre ce personnage antipathique et agaçant. Et ce sera notamment lors de la séquence finale que l’on verra toute la maestria du réalisateur, cette dernière séquence étant atroce et horrible, à l’image du reste de l’oeuvre. Cet homme visionnaire nous y posera une unique question, aussi pertinente que divinement bien amenée, qu’il nous reposera dans un autre de ses chef-d’oeuvre, « Land of the dead » : « En fin de compte, qui du zombie ou de l’homme est le méchant, et lequel d’entre eux est le plus sanguinaire et le plus cruel? A méditer, donc

Note 2/5 : La matrice de toute l’oeuvre de George A.Romero se trouve dans « La nuit des morts vivants ».Film d’horreur à petit budget tourné en 1968,il reste une formidable parabole de la lâcheté des hommes,et du contexte politique et racial de l’époque.Car Romero a toujours adjoint un message au massacre.Beaucoup de caractère se dégage du film,dont le sens artistique tient beaucoup au noir et blanc criard,au cadrage serré et à la caméra agitée.Sept personnes se barricadent dans une ferme prise d’assaut par des cannibales.On apprend que ces zombies le sont devenus à cause de radiations satellitales.Romero jette un pavé dans la mare de la course à l’armement.Ce n’est pas le seul.Qu’il ait choisi un héros noir est loin d’être anodin,alors que les droits civiques de ceux-ci étaient loin d’être acquis.Une intolérance raciale symbolisée par ce père de famille froussard et indigne de confiance.Toutes les peurs de l’Amérique ressortent,avec une desespérance que la fin ne fait qu’accentuer.Les morts vivants ne provoquent pas vraiment l’effroi,mais plutôt l’oppression quant à leur nombre et leur persévérance.Romero est un cinéaste nihiliste.Si au visionnage,le film a beaucoup vieilli,il est le précurseur irréfutable du film d’épouvante moderne au traitement réaliste,voir documentaire.

Note 5/5 : Si les films de zombies existaient avant Romero, il fut le premier à codifier le genre de cette façon ! On imagine le choc que provoqua le film à sa sortie. Aujourd’hui il n’a rien perdu de sa force d’impact. Judith O’Dea qui perd les pédales, la petite fille matricide, les tensions entre les assiégés, et le final d’une violence inattendu et désabusé. Romero fera deux suites excellentes : Zombie (Dawn of the Dead) en 1978 et Le Jour des morts-vivants en 1985. Parmi les autres suites et variations à signaler l’excellentissime « Le Retour des morts-vivants » de Dan O’Bannon en 1985.

Source : https://www.allocine.fr/

Mots-clefs :